Marxism
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(Fr) Kossovo hoy / hoje / today
------- Forwarded message follows -------
Que se passe-t-il à présent au Kosovo ?
----- Original Message -----
From: Michel COLLON
To: *BELGIQUE O-R
Sent: Wednesday, June 12, 2002 11:32 AM
Subject: Que se passe-t-il à présent au Kosovo ?
Que se passe-t-il à présent au Kosovo ? Un film brise le silence.
INTERVIEW :
Michel Collon et Vanessa Stojilkovic
sur leur nouveau film Les Damnés du Kosovo
Chassée de son appartement à Pristina, Maria n¹a eu la vie sauve que
parce qu¹elle parlait albanais. Son neveu, interprète pour l¹ONU, a
été assassiné sauvagement. Le mari de Silvana a été kidnappé, elle
est sans nouvelles depuis deux ans. La maison de Stanimir a été
brûlée. Qu¹ont-ils en commun? Ils sont Serbes et vivent, ou plutôt
survivent au Kosovo. Pourquoi les médias ne parlent-ils plus de cette
région occupée par l¹Otan ? Le nouveau film de Michel Collon et
Vanessa Stojilkovic brise le silence. Et met en garde tous les
peuples menacés par les guerres de la mondialisation...
ANTOINE RENARD
Comment est né ce film ?
Michel Collon. J'ai effectué ce reportage au Kosovo pour me rendre
compte sur place de la situation présente des Serbes et des autres
minorités nationales. Ayant en mémoire cette phrase de Bill Clinton
au moment où il déclenchait les bombardements sur la Yougoslavie :
«Notre fermeté est le seul espoir pour le peuple du Kosovo de pouvoir
vivre dans son propre pays. Imaginez si nous fermions les yeux et si
ces gens étaient massacrés, à la porte même de l'Otan. Celle-ci
serait discréditée.»
Clinton parlait des Albanais. Mais aujourd'hui, qu'en était-il des
Serbes et des autres minorités nationales Roms, Gorans, Turcs,
Egyptiens, Musulmans qui vivaient au Kosovo depuis des siècles?
Etaient-ils en sécurité avec 45.000 soldats de l'Otan dans leur pays?
Et qu¹avez-vous vu ?
Michel Collon. Une accumulation de souffrances qu¹on n¹imagine pas
ici...
Mais les médias ne nous parlent plus du Kosovo. La situation n¹est-
elle pas réglée ?
Michel Collon. Au contraire ! Ce que j¹ai vu, ce sont : attentats à
la bombe, assassinats, destructions des maisons ou expulsions,
kidnappings et angoisses des familles, menaces permanentesS Le
constat est accablant: une véritable purification ethnique a chassé
du Kosovo la plupart des non-Albanais et terrorise ceux qui restent.
Qu¹avez-vous pu montrer concrètement ?
Michel Collon. Une vingtaine d¹interviews donnent la parole aux
victimes. Leurs témoignages, dignes mais poignants, m¹ont mis les
larmes aux yeux. Il fallait absolument faire passer leur message
tragique. Briser le silence médiatique qui entoure à présent le
Kosovo. Leur sort constitue une terrible mise en garde pour tous les
peuples : une occupation par les Etats-Unis, ou les puissances de
l¹Otan, ce n¹est aucunement une solution. C¹est au contraire
l¹assurance de terribles souffrances pour tous les êtres humains
de ces régions occupées.
La présence des troupes de l¹Otan ne freine pas ces violences ?
Michel Collon. Non seulement elle ne les freine pas, mais le film
apporte plusieurs documents exclusifs qui révèlent la complicité de
l¹Otan avec leurs auteurs : les milices de l¹UCK séparatiste.
Vous n¹avez pas eu de problèmes pour tourner ?
Michel Collon. Bien sûr, dans un tel climat de terreur, un cameraman
serbe risque sa vie s¹il tourne en zone ³non albanaise². Mais j¹ai eu
la chance de compter sur une équipe de TV serbe très motivée. Des
gens extrêmement courageux à qui je dois beaucoup.
Vanessa, comment avez-vous rejoint ce projet ?
Vanessa Stojilkovic. A 25 ans, j¹ai déjà tâté divers métiers de
l¹image dont le montage. Après un contact par Internet, Michel Collon
m¹a proposé de recommencer l¹écriture et le montage de son film, en
panne suite aux problèmes de santé du précédent réalisateur. J¹ai
immédiatement accepté.
Parce que vous êtes Française d¹origine yougoslave ?
Vanessa Stojilkovic. Oui et non. Oui parce qu¹en effet plusieurs
membres de ma famille ont péri ou ont enduré de terribles souffrances
dans cette guerre. J¹en étais très fortement éprouvée. Alors, ce film
m¹a permis de réaliser la promesse que je leur avais faite, là-bas :
dire la vérité en Occident. Malheureusement, certains sont déjà
décédés et d¹autres le seront bientôt.
Le stress de la guerre et des bombardements a provoqué d'énormes
problèmes d¹hypertension qu'ils n¹ont pas les moyens de soigner. Et
des cancers croissant à une allure fulgurante. Les gens meurent dans
la souffrance. Le bilan de la guerre, pour toute la Yougoslavie, ce
n'est pas seulement des morts, mais aussi l¹état physique et
psychologique de ceux qui restent. Et leur manque d¹avenir.
Michel Collon m'a vraiment fait un cadeau en m'offrant la matière
première des ces interviews qu¹il avait rassemblées. Et ses analyses
pertinentes, qui lient de façon claire cette guerre à la
mondialisation. En sculptant et en modelant cette matière, j¹ai pu
faire parler ma souffrance, tenir ma promesse, faire mon deuil.
Michel Collon. C¹est surtout Vanessa qui m¹a fait un merveilleux
cadeau. Moi, j¹ai travaillé 4 jours de tournage. Elle, 4 mois de
montage. Pas facile du tout, car je ne suis pas cinéaste
professionnel, et ce que j¹ai ramené s¹en ressentait. Grâce à elle,
grâce à son engagement remarquable, plein de gens dans le monde
pourront découvrir une réalité très importante.
Ce film s¹adresse-t-il seulement aux Serbes ?
Vanessa Stojilkovic. Pas du tout! Ma motivation principale a surtout
été d¹ouvrir les yeux aux ³Français français², disons, ou à tous ceux
d¹Europe occidentale qu¹on a désinformés. Leur faire savoir, par
exemple, qu¹on prive les non-Albanais de soins de santé décents : les
gens meurent parce qu'on n¹a pas de quoi les soigner, parce qu¹ils
sont privés des équipements médicaux nécessaires. Que les enfants
serbes sont privés d¹écoles. Qu¹une centaine d¹églises ont été
démolies. Et que ça continue.
Est-ce un film ³pro-serbe² ?
Michel Collon. Non. D¹abord, il donne aussi la parole aux nombreuses
minorités nationales, elles aussi persécutées, ³nettoyées². Les Roms,
par exemple, pourchassés un peu partout en Europe, ces temps-ci. Et
martyrisés au Kosovo. Et aussi les Juifs, Gorans, Musulmans, Turcs,
Egyptiens... Des minorités dont on ne parle jamais. Ensuite, de
nombreux Albanais se retrouvent également victimes d¹un
système maffieux basé sur la terreur. L¹un d¹eux a pu témoigner
devant notre caméra. Il était persécuté parce que marié à une Serbe !
En fait, je ne suis ni pro-serbe, ni pro-albanais. Je pense que
tous ces peuples se retrouvent victimes de stratégies cachées : les
Etats-Unis voulaient, comme leurs alliés, détruire une Yougoslavie
trop à gauche. Ils voulaient contrôler les routes du pétrole qui
passent précisément par là. Ils voulaient installer leur super-base
militaire de Camp Bondsteel. Et ils y ont réussi, en utilisant non:
en excitant eux-mêmes - le conflit entre Serbes et Albanais.
Savez-vous qu¹à présent, Washington conclut des locations de 99
ans pour les pistes de ses bombardiers ? Quelqu¹un peut-il nous
expliquer en quoi des bombardiers aideront à résoudre les problèmes
des populations du Kosovo ?
Un objectif stratégique plus vaste, alors ?
Michel Collon. Exactement. Cette base rapproche les bombardiers US de
Moscou et du Caucase. Elle fait partie du grand plan d¹encerclement,
car Washington ne pense pas que Poutine et sa tendance seront
nécessairement éternels. Et surtout, briser la Yougoslavie faisait
partie du plan global en envoyant ce message à tous les peuples du
monde : si vous résistez à la mondialisation, vous serez détruits.
Un éditorialiste du New York Times l¹avait déjà clairement
indiqué, à la veille de la guerre: «Pour que la globalisation marche,
l¹Amérique ne doit pas craindre d¹agir comme la superpuissance
omnipotente qu¹elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera
jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère
sans McDonnel Douglas, le constructeur de l¹avion F-15. Et le poing
caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon
Valley, ce poing s¹appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et
Marines.»
Vous avez écrit plusieurs livres sur ces thèmes. Pourquoi un film ?
Michel Collon. J¹ai constaté que ce média permet de toucher aussi
ceux qui ne lisent pas. Et il est idéal pour susciter un débat.
Chacun peut facilement offrir une cassette à un ami, un parent. Ou
organiser chez soi une petite projection + discussion.
Et c¹est urgent car Monsieur Bush annonce qu¹il va attaquer de
nombreux autres pays. Une bonne raison pour les progressistes de
rediscuter ce qui s¹est passé en Yougoslavie. Les résultats de l¹Otan
correspondent-ils à ses promesses ? Y avait-il d¹autres intérêts
cachés ? A-t-on manipulé l¹opinion par des médiamensonges ?
La Yougoslavie, c¹est un avertissement avant l¹Irak, la Palestine et
bien d¹autres ?
Michel Collon. Oui. La mondialisation, c¹est la guerre, par essence.
La politique des multinationales ne fait qu¹augmenter l¹écart entre
riches et pauvres de cette planète. La guerre est devenue la méthode
n° 1 pour briser leurs résistances. La guerre contre les Palestiniens
et les Irakiens, le ³Plan Colombia², l¹agression contre le Congo par
armées interposées, les menaces contre l¹Iran, la Syrie, la Corée,
tout cela fait partie de la même guerre globale.
Vanessa Stojilkovic. Il faudrait que la jeunesse antimondialisation
s¹informe plus sérieusement sur ces guerres. On ne peut laisser un
pays qui a utilisé l¹arme chimique Agent Orange, des bombes à
l'uranium et autre saloperies nous manipuler et nous faire croire
qu'il mène la guerre pour la liberté et les droits de l'homme. On ne
peut le laisser gouverner le monde et y organiser des guerres dans
l'intérêt financier de ses multinationales.
Et je suis en colère aussi contre les pays européens qui ont été
complices et tirent profit de cette guerre.
Ce film est une mémoire, un avertissement, un appel au secours.
Des peuples du Kosovo et de tous les peuples menacés. Lorsque l'Otan
ou l¹Euro-Armée s'apprêteront à bombarder un peuple, il faudra que la
population des pays de l'Otan se soulève et intervienne massivement
contre ses gouvernements.
Le film précédent Sous les bombes de l¹Otan a été traduit en diverses
langues. Et celui-ci?
Vanessa Stojilkovic. Je viens d¹en terminer la version en serbo-
croate. Et d¹autres traductions sont en route. Avec les nouvelles
technologies de montage sur ordinateur, on peut facilement remplacer
une ³piste² du montage, par exemple celle de la voix off ou celle des
sous-titres par une autre version. Des contacts sont déjà pris pour
des traductions en espagnol, italien, russe, néerlandais, allemand.
Nous pensons que l¹anglais et arabe seraient également très utiles.
Pour tout cela, et pour une diffusion maximum, nous cherchons de
l¹aide.
Parce que le sort infligé à la Yougoslavie menace d¹autres peuples ?
Michel Collon. Exactement. Ce film s¹adresse à tous les peuples du
monde. Le Kosovo, c¹est un avertissement à toute la planète. Tout
peuple qui ne veut pas vivre à genoux, tout pays qui entend fixer lui-
même son destin, risque d¹être frappé par la guerre globale de Mr
Bush et ses amis. La seule issue est de créer un grand front
international de résistance à la guerre.
Michel Collon, 68 rue de la caserne, 1000 Bruxelles - Belgique
00 32 (0)2 50 40 140 info@xxxxxxxxxxx
Néstor Miguel Gorojovsky
nestorgoro@xxxxxxxxxxxxxxx
**********************************************************************
*
Compañeros del exercito de los Andes.
...La guerra se la tenemos de hacer del modo que podamos:
sino tenemos dinero, carne y un pedazo de tabaco no nos
tiene de faltar: cuando se acaben los vestuarios, nos
vestiremos con la bayetilla que nos trabajen nuestras mugeres,
y sino andaremos en pelota como nuestros paisanos los indios:
seamos libres, y lo demás no importa nada...
Jose de San Martín, 27 de julio de 1819.
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PLEASE clip all extraneous text before replying to a message.
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- Re: Our history - the CI, WPA, Cannon, Leninism, etc.,
Jim Drysdale Sun 16 Jun 2002, 23:36 GMT
- Short Note from Ellner on Venezuela,
Jay Moore Sun 16 Jun 2002, 23:35 GMT
- But where are all the captured guns? The trade unions in the Spanish state following the transición,
Ed George Sun 16 Jun 2002, 22:52 GMT
- (Fr) Kossovo hoy / hoje / today,
Nestor Gorojovsky Sun 16 Jun 2002, 18:36 GMT
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Les Schaffer Sun 16 Jun 2002, 16:56 GMT
- Re: Comintern (Re: DSP on Cannon) (Re: Camejo's article),
ben Sun 16 Jun 2002, 16:55 GMT
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