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[A-List] FW: Fwd: Les faiblesses de la gauche face aux guerres





From: Mick <cirqueminime@xxxxxxxxxxxxxxxx>
To: Jim Yarker <sjy_estrien@xxxxxxxxxxxx>,Tiphaine Dickson
<tiphainedickson@xxxxxxxxxxxx>,Christopher Black <bar@xxxxxxxxxxx>
Subject: Fwd: Les faiblesses de la gauche face aux guerres
Date: Tue, 8 Mar 2005 14:57:53 +0100



Début du message réexpédié :

De: Michel Collon <michel.collon@xxxxxxxxx>
Date: 8 mars 2005 12:28:46 GMT+01:00
À: "Cirqueminime" <cirqueminime@xxxxxxxxxxxxxxxx>
Objet: Les faiblesses de la gauche face aux guerres
Répondre à: michel.collon@xxxxxxxxx

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Jean Bricmont est certes un des intellectuels européens les plus lucides
pour analyser les faiblesses de la gauche intellectuelle face aux guerres.
La source de ces faiblesses ? Une rupture inconséquente avec la pensée
majoritaire héritée du colonialisme, affirme-t-il. Provocant ? A lire,
c'est sûr.
 Et pour les Bruxellois, à venir écouter ce vendredi 11 mars, puisque
Jean Bricmont sera un des principaux orateurs du grand débat Où va l'Irak
? Et que pouvons-nous faire ? programme complet sur :
http://www.stopusa.be/agenda/texts.php?id_event=89


L'espoir change-t-il de camp ? JEAN BRICMONT (Contribution à « Mourir pour MacDo en Irak », éditions Aden, Bruxelles, 2004)

 Les outrages commis par les Cipayes révoltés en Inde sont réellement
épouvantables, affreux, indicibles --- comme ceux qu'on ne s'attend à voir
que dans les guerres de mutinerie, de nationalités, de races, et
par-dessus tout de religion ; en un mot, comme ceux que la respectable
Angleterre avait coutume d'applaudir lorsqu'ils étaient perpétrés par les
Vendéens contre les « Bleus », par les guérilleros espagnols contres les
Français infidèles, par les Serbes contre leurs voisins allemands et
hongrois, par les Croates contre les rebelles viennois, par la garde
mobile de Cavaignac ou les Décembristes de Bonaparte contre les fils et
les filles de la France prolétarienne. Aussi infâme que soit la conduite
des Cipayes, elle n'est que le reflet, sous une forme concentrée, de la
propre conduite de l'Angleterre en Inde....

 Karl Marx .


Il y a un certain nombre de choses qu'il est apparemment plus facile de commencer que d'arrêter : une histoire d'amour, grignoter des pistaches et mener une guerre. C'est ce dernier point que les Américains découvrent aujourd'hui en Irak. Cette situation va soulever de nouveaux débats au sein des mouvements opposés à la guerre. Il y a toujours eu deux tendances au sein de ces mouvements, l'une minoritaire et l'autre majoritaire : en 1991, la majorité soutenait l'embargo contre l'Irak comme alternative à la guerre. La minorité voyait dans cet embargo un simple préparatif à la guerre et s'y opposait. Lors des accords d'Oslo, la majorité a applaudi et la minorité y a vu un accord de type « Bantoustan » qui ne résoudrait rien . Lors des guerres contre la Yougoslavie et contre l'Afghanistan, la majorité a pris une position de type ni-ni : ni l'OTAN ni Milosevic, ni Bush ni les Talibans. Lors de l! a dernière guerre, la majorité a soutenu les inspections de l'ONU, de nouveau comme alternative à la guerre, et la minorité y a vu une préparation psychologique à cette guerre (s'il faut des inspections, c'est que l'Irak viole sans doute le droit international et si ces inspections ne mènent à rien, une guerre est peut-être nécessaire). Dans la situation présente, la majorité demandera que l'ONU ou l'Europe s'impliquent plus dans la « reconstruction » de l'Irak et la minorité exigera le départ pur et simple des occupants .

 L'idée que je voudrais défendre ici, c'est que la position majoritaire
est en fait très faible intellectuellement et que sa force vient
essentiellement du soutien dont elle dispose dans les grands appareils
politiques (socialistes, verts et même communistes). À cause de cette
force institutionnelle, les majoritaires peuvent éviter le débat avec les
minoritaires en les taxant de simplisme, d'antiaméricanisme primaire (si
pas d'antisémitisme) ou en les accusant d'être « pro-X » (où X=Milosevic,
Saddam Hussein, les Talibans etc.). Pour illustrer ce qui est erroné dans
la tendance dominante, commençons par le slogan « ni-ni » : maintenant que
Milosevic est à La Haye, les Talibans et Saddam Hussein renversés, les
partisans de ce slogan peuvent-ils expliquer comment ils comptent se
débarrasser de l'autre partie du « ni », Bush ou l'OTAN ? Bien entendu,
c'est impossible et !  ils le savent très bien. Mais c'est bien là tout le
problème : on ne peut pas mettre sur le même pied un pays où vivent 4 % de
l'humanité et dont les dirigeants déclarent ouvertement que le siècle qui
commence sera « américain » et des pouvoirs brutaux (au demeurant très
différents entre eux) mais dont l'action est fortement limitée dans le
temps et dans l'espace.

 Plus fondamentalement, le discours majoritaire se laisse trop influencer
par l'idéologie dominante de notre époque. Celle-ci peut être résumée en
quelques idées fondamentales : la chute de l'URSS démontre la supériorité
de notre système, basé sur la démocratie, le respect des droits de l'homme
et le marché libre. Le problème est d'étendre ce système là où il ne règne
pas encore et pour cela, l'usage de la force est parfois nécessaire. Il y
a partout de nouveaux Hitlers qui se proposent de massacrer de nouveaux
Juifs-les Kosovars, les Kurdes, les femmes afghanes etc. Ceux qui refusent
l'ingérence humanitaire sont analogues aux « Munichois » d'avant-guerre.
Ils ferment les yeux face au véritable danger de notre temps, le «
fascisme islamique » et refusent de porter secours aux « victimes ».

 Le courant majoritaire accepte pour l'essentiel le début du
raisonnement, mais pas nécessairement sa conclusion (concernant l'usage de
la force). Le courant minoritaire repose sur une tout autre vision du
monde et de l'histoire. « Notre » système n'est pas basé uniquement ou
même principalement sur « la démocratie, le respect des droits de l'homme
et le marché libre », mais sur une longue période de relations inégales
avec ce vaste réservoir de matières premières et de travail gratuit ou
très bon marché qu'on appelle aujourd'hui le Tiers Monde . Personne ne
peut dire ce que serait notre système (ni d'ailleurs comment aurait pu se
développer le reste du monde) sans le trafic des esclaves, la conquête des
Amériques et son pillage ainsi que celui de l'Afrique et des Indes, les
guerres de l'opium, le flot ininterrompu de pétrole bon marché au 20ème
siè!  ;cle ou le transfert de ressources pudiquement appelé « service de
la dette ».

 Du point de vue défendu ici, le plus grand progrès du 20ème siècle est
sans doute la défaite des puissances européennes dans les luttes
anti-coloniales. Cela a permis de libérer des centaines de millions
d'hommes et de femmes d'une des formes les plus extrêmes de racisme,
d'exploitation et d'oppression. Mais cette libération n'a été que
partielle, essentiellement parce que le système colonial a été remplacé
par un système néo-colonial qui a laissé plus ou moins intactes les
relations économiques inégales, tout en déléguant les tâches de répression
à des gouvernements formellement autonomes. On peut penser et souhaiter
que les principales luttes de ce siècle-ci auront pour objet le
démantèlement du système néo-colonial, et l'on peut observer en Amérique
Latine ainsi que dans ce qu'il y a de meilleur dans le mouvement alterm!
ondialiste, l'amorce d'un tel combat.

 Il est par ailleurs facile d'établir un lien direct entre les guerres
actuelles et le système colonial et néo-colonial. La création d'Israël n'a
été possible que comme prolongement de l'occupation britannique de la
Palestine après la fin de l'empire turc. La création d'un Koweït «
indépendant » (du monde arabe, mais pas de nous) est aussi liée à
l'implication de l'Empire britannique dans cette région. Le régime
baasiste en Irak est issu de la révolte contre la monarchie qui servait de
« façade arabe » à cet empire, pour utiliser l'expression de Lord Curzon.
Le régime iranien, quant à lui, est issu d'une révolte contre celui du
Shah, qui a été instauré par les États-Unis en 1953, lors du renversement
de Mossadegh, lequel avait eu le mauvais goût de chercher à nationaliser
le pétrole. Le soutien à Saddam Hussein da!  ns les années 80 était motivé
par la volonté de « contenir » la révolution iranienne. Al Quaida trouve
ses origines dans la lutte instiguée par les Américains contre un régime
relativement laïc mais proche des Soviétiques en Afghanistan . Bref, où
que l'on se tourne, on constate que les interventions d'hier, toutes bien
sûr justifiées par les plus nobles intentions, ont semé les germes des
conflits d'aujourd'hui.

 Venons-en à la situation actuelle en Irak et à l'attitude que les
mouvements anti-guerre devraient adopter. Tout d'abord, il faut se rendre
compte que les États-Unis ne vont pas quitter l'Irak, sauf s'ils finissent
par en être chassés militairement, ce qui prendra beaucoup de temps (et de
morts). Politiquement, ils ne peuvent pas se permettre de perdre la face
dans un conflit où ils ont tant investi. Ils ne peuvent s'en aller que
s'ils laissent derrière eux un régime « ami ». Le problème est qu'ils ont
peu d'alliés réels dans le monde arabe : quelques milieux d'affaires et
des dirigeants féodaux, mais ni les forces laïques qui ont toujours eu une
position anti-impérialiste ni, ce qui est nouveau, le gros des forces
religieuses. L'avenir dira s'ils gagneront leur pari - Irakiser la guerre
- c'est-à-dire faire combattre la résistance par les Irakiens eux-mêmes.
Mais c'est loin d'!  4;tre certain et il est peu probable que ce pari
soit gagné par des moyens démocratiques et respectueux des droits de
l'homme. On aura sans doute affaire pendant des années à un gigantesque
Liban ou à une gigantesque Palestine. Il sera pour le moins intéressant
d'observer l'attitude des intellectuels occidentaux qui ont agité le
drapeau des droits de l'homme pendant tant d'années contre les pays
socialistes et les régimes nationalistes du Tiers-Monde.

 On peut facilement parier que ces intellectuels se focaliseront, non sur
l'occupation et son caractère illégitime, mais sur les méthodes utilisées
par la résistance et dont la stigmatisation sera un axe privilégié de leur
discours ; on s'indignera face aux attentats-suicides et aux attaques
contre les civils et on exigera que les critiques de la guerre «
condamnent sans ambiguïté » ces méthodes, avant toute autre chose. Mais,
comme le texte de Marx cité en exergue le rappelle, l'indignation
sélective face aux « atrocités » n'est pas nouvelle. Les Moudjahidines en
Afghanistan à l'époque soviétique n'utilisaient pas des méthodes
particulièrement délicates, mais étaient néanmoins applaudis par la «
respectable Angleterre » et surtout par les États-Unis. On peut retourner
les choses comme on veut, le fait est qu'il y a beaucoup plus de mort!  s,
y compris de morts civils, parmi les Palestiniens, les Afghans et les
Irakiens que parmi les Américains et les Israéliens. Quant à la question
de savoir si les morts civils sont intentionnels dans un cas et pas dans
l'autre, on ne peut s'empêcher d'observer que les guerres, les occupations
et les embargos sont parfaitement intentionnels et leurs conséquences
parfaitement prévisibles. Par ailleurs, il faut souligner que les millions
de gens qui se sont opposés de par le monde à cette guerre l'ont fait par
des moyens pacifiques et démocratiques : pétitions, manifestations etc. On
leur a ri au nez : quelle bande de naïfs ! Même les gouvernements
européens (France, Allemagne) qui ont en fait donné aux États-Unis un
conseil d'ami (quelles qu'aient été leurs intentions réelles) ont été
traités par le mépris. Ce sont les États-Unis et leurs admirateurs dans
l'intel!  ligentsia et la presse européenne qui ont fait le choix de lutte
 armée ; qu'ils ne viennent pas ensuite se plaindre de la résistance que
cela provoque ou des formes qu'elle prend.

 Lorsque les Américains sont entrés à Bagdad, la question qui s'est
immédiatement posée était : à qui le tour ? La Syrie, l'Iran, Cuba ? Un
des premiers mérites de la résistance irakienne, c'est d'avoir retardé ces
plans et d'avoir immobilisé une bonne partie de l'armée américaine. Reste
à savoir combien de temps elle pourra tenir. Contrairement à l'image
donnée par la guerre du Viêt-nam, la majorité des résistances populaires,
de la Commune de Paris à l'Amérique centrale des années 80, finissent par
être écrasées. Mais si la résistance continue, alors elle peut contribuer
à changer la face du monde. Elle peut redonner l'espoir à un monde
arabo-musulman qui en a bien besoin après toutes les défaites et les
humiliations subies face à Israël et aux États-Unis. Plus important
encore, elle peut mettre en question l'in!  vincibilité des États-Unis,
particulièrement en Amérique Latine. L'ordre du monde ne repose pas sur la
justice et les droits de l'homme, mais sur la conviction, cent fois
répétée dans l'histoire, que les opprimés peuvent se révolter tant qu'ils
le veulent, ils finiront par être vaincus. C'est ainsi qu'on en arrive à
considérer comme naturel, sauf lorsque les victimes protestent, que la
Bolivie fournissent de l'énergie à bas prix à la Californie (après avoir «
fourni » de la même façon de l'argent et de l'étain à l'Occident) ; une
comparaison entre les deux pays montre que, de toute évidence, c'est à la
Bolivie de soutenir le niveau de vie de la Californie . Déstabiliser, même
temporairement, le bras armé de cet « ordre » peut avoir un effet
symbolique extraordinaire. De plus, tous les mensonges qui ont servi à
préparer ce!  tte guerre ont été servilement répétés par le s médias
dominants (au moins aux Etats-Unis et chez leurs alliés) et cela contribue
à leur faire perdre en partie leur crédibilité.

 D'aucuns verront dans les propos tenus ici un soutien au terrorisme et
d'autres au contraire applaudiront en appelant à soutenir la résistance
irakienne. Personnellement, je vois dans la rhétorique du soutien à X (à
Saddam, à la résistance etc.), une grande part de mythologie. Nous (les
opposants à la guerre) n'avons ni armes ni argent à fournir à qui que ce
soit. Si des gens sont prêts à partir combattre ou aider directement la
résistance irakienne, c'est leur choix et ils doivent évaluer lucidement
la nature des forces qu'ils soutiendraient alors réellement (ne serait-ce
que pour éviter de tragiques désillusions et retournements de veste, comme
on a pu en connaître dans le passé). Mais pour la majorité, qui restera
ici, une attitude plus modeste est de rigueur. Nous ne pouvons pas
résoudre tous les problèmes du monde. Par ailleurs, le mouvement
anti-guerre doit au!  ssi admettre son échec : nous ne sommes arrivés
absolument à rien face à la violence déchaînée des États-Unis. Par
conséquent nous sommes mal placés pour donner des leçons d'humanisme aux
Irakiens qui doivent, à cause de notre échec, se sacrifier en grand nombre
pour libérer leur pays.

 Depuis le conflit entre Staline et Trotski en Union Soviétique, les
intellectuels de gauche en Occident ont passé beaucoup de temps à se
disputer pour savoir qui ils « soutiennent » dans des conflits lointains
ou passés sur lesquels ils n'ont aucune influence réelle. Un cynique
pourrait suggérer que, outre que ces débats leur permettent d'étaler une
vaste érudition historique, ceux-ci les mènent à se couper de la majorité
de la population là où ils vivent et là où leurs actions pourraient avoir
un réel impact. Quoi qu'il en soit, la question que nous devons nous poser
n'est pas celle d'un soutien affectif ou imaginaire à ceci ou cela mais de
l'action à entreprendre là où nous pouvons avoir un effet, c'est-à-dire
dans nos sociétés et face aux gouvernements occidentaux. Dans l'immédiat,
il faut tout faire pour n'apporter aucune aide, matér! ielle, symbolique
ou autre, même sous prétexte de reconstruction, à l'occupation. Le
gouvernement américain n'a d'ailleurs pas besoin de troupes étrangères
pour des raisons militaires, mais pour pouvoir prétendre, face à son
opinion publique, qu'il est à la tête d'une vaste coalition. Dissipons
cette illusion au plus vite. Il faut aussi se préparer à un éventuel
après-Bush. Ceux que l'on pourrait appeler les impérialistes intelligents,
le « financier et philanthrope » George Soros par exemple, mais aussi une
bonne partie des élites américaines vont tout faire pour se débarrasser
d'un président qui a contribué bien trop efficacement à la mobilisation de
la population mondiale contre les États-Unis. Des démocrates tels que
Clinton ou Carter sont bien meilleurs que Bush pour agiter le drapeau du «
multilatéralisme » (sans aller bien sû!  ;r jusqu'à demander l'avis des
populations de l'Asie, de l'Afriqu e ou de l'Amérique Latine) et pour
reconstruire, avec le soutien de la social-démocratie (et accessoirement,
des Verts), le condominium impérial euro-américain.

 Plus fondamentalement, et pour agir à plus long terme, surtout dans les
pays non directement engagés dans cette guerre, nous devons travailler au
niveau intellectuel et culturel pour changer radicalement la perspective
dominante dans les « rapports Nord-Sud ». Le problème fondamental n'est
pas qu'il y a des méchants dictateurs (même s'il y en a) ou des fanatiques
religieux opposés à « l'Occident » (même s'il y en a aussi) mais des
siècles de rapports injustes qui n'ont nullement disparu et qui sont à la
base d'un ordre économique qui n'est pas moralement défendable et
peut-être même pas stable à moyen terme. Ce point de vue peut paraître «
radical » et « minoritaire », mais uniquement lorsqu'on se limite aux
sociétés occidentales ; dans le vaste monde, il n'a rien de choquant et
surtout pas dans le monde arabe, où la politique des Etats-Unis !  réalise
des « scores staliniens », mais d'opinions qui leur sont défavorables . Il
y a des quantités de choses à faire pour s'attaquer à cet ordre : alléger
le poids de la dette, combattre les accords économiques inégaux, limiter
les gaspillages, ouvrir les frontières aux réfugiés. Si nous nous
attaquons à cela, et à cela d'abord, nous contribuerons à réaliser le
modeste voeu exprimé lors de l'agression occidentale contre la révolution
russe par Bertrand Russell, qui, afin de « minimiser le sang versé et de
préserver au maximum ce qui a de la valeur dans la civilisation actuelle
», espérait « un peu de modération et de sentiment humain de la part de
ceux qui bénéficient de privilèges injustes dans le monde tel qu'il est »
.

 Jean Bricmont

Sa bio, et d'autres textes :
http://www.michelcollon.info/bio_invites.php?invite=Jean%20Bricmont






















































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